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Gabon 59 ans, un pays sous tutelle économique étrangère

GANAL – Libreville, Par Hermann MACKDANIEL MAKITA. Le Gabon vient de célébrer les 50 ans de son indépendance. Seulement voilà, cette célébration a été l’occasion pour l’opinion de constater que cette indépendance n’est que ce façade.

Car, pour ne prendre que le cas des denrées alimentaires, le Gabon est totalement dépendant de l’extérieur pour l’alimentation de son peuple. Pour ceux des Gabonais qui ont accès à deux ou trois repas par jour, les rations alimentaires restent nutritives peu équilibrées. Et l’obésité découlant de  la malbouffe gagne les foyers. « Regardez comment les jeunes hommes d’aujourd’hui rivalisent avec les femmes enceintes. Ces ventres débonnaires sont les conséquences d’une alimentation peu équilibrée », commente Anita, Librevilloise de 47 ans qui se plaint de cette déformation des ventres des hommes.

Toujours au sujet de l’indépendance du pays, l’économie nationale reste aux mains des expatriés, les principaux marchés municipaux étant envahis par les opérateurs économiques, petits ou grands, issus des communautés étrangères de Libreville. « Les opérateurs économiques influencent aujourd’hui le choix des hommes politiques, notamment les étrangers comme eux aux postes électifs ou administratifs de haut niveau », a expliqué Agnès, militante politique de l’Union nationale. Comme Agnès, beaucoup des Gabonais marmonnent cette pensée. Pour preuve, disent-ils, « même les opposants sensés montrer une autre voie se précipitent chez l’ancien colon, la France, afin de rechercher les solutions aux problèmes politiques et développement économique », note un universitaire.

Une chose est sure, de la production des denrées, des biens et services, en passant par la conception des politiques de développement et d’administration des politiques publiques, l’omniprésence des politiques publiques reste entière. Alors, de quelle indépendance (réelle ?) parle-t-on aujourd’hui ? Beaucoup de compatriotes sont de plus en plus sceptiques.

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