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Humilié, blessé Manganga Moussavou va-t-il encore rompre le serment du secret ?

GANAL – Libreville, CYPRIEN BOKHANI. Tic, tac ! Les minutes qui vont suivre sont décisives dans le combat de fauves qui opposent Manganga Moussavou aux Gladiateurs de la sphère politico-judiciaires ? D’un côté, c’est un Pierre-Claver Manganga Moussavou humilié comme jamais qui pourrait se livrer à des déclarations fracassantes à la presse cet après midi ! Car de toute sa carrière politique depuis 1990, en passant par ses rôles d’opposant ambiguë en 1994 en faveur d’Omar Bongo, jamais « le Fils de Moutassou » n’a été jeté hors d’une fonction de cette manière. On le dit  »entaché par l’affaire des 353 conteneurs de kévazingo ».

Pour ses quelques militants, Manganga Moussavou Père ne « se laissera pas dégonfler comme une baudruche » par ce que d’aucuns qualifient de nouvelle race de « loups politiques ». Comment va-t-il se comporter, à la faveur de ses futures sorties publiques, cet imprévisible « dealer d’accords politiques d’après élections présidentielles dans le dos du peuple» venu de Mouila ?  Va-t-il garder le silence et ne rien dire, lui qui a prêté serment du secret (notre photo) devant le chef de l’État Ali Bongo Ondimba ? Va-t-il se taire et souffrir en silence par souci de la carrière politique de son fils Biendi Manganga Moussavou, ministre de l’Agriculture encore au Gouvernement ? Ou va-t-il « lâcher des bombes en rapport avec le Kévazingo et d’autres affaires d’État » comme le laisse entendre certaines de ses proches depuis qu’il a été déchu ?

Pierre-Claver Manganga Moussavou (le Père) et Biendi Manganga Moussavou (le fils) vont-ils se tourner le dos comme Simon Ntoutoume Emane (ancien ministre du Travail resté accroché au pouvoir allant jusqu’a canardé publiquement son père Jean-François Ntoutoume Emane – Ancien Premier ministre, ancien maire de Librevilleenu opposant ? Ou bien les Manganga Moussavou vont-ils s’entendre pour que le commerce politique familiale continue de prospérer parce celui qui est encore aux affaires, c’est à dire au Gouvernement ?

Dans le camp d’en face, on l’attend d’un pied ferme. Pour les jeunes Gladiateurs l’arène politique nationale, il a intérêt à se tenir tranquille. Pour avoir osez laisser son cabinet pondre  un communiqué de presse à confusion sensé le disculper de l’affaire du Kévazingo, il en a pris pour son manque de réserve et d’esprit de cohésion avec le Gouvernement.

Auprès de l’opinion, « le fils de Moutassou » ne jouit pas d’une grande popularité depuis sa spectaculaire voltige de reconnaissance, tour à tour, de la victoire de Jean Ping, puis de celle du président Ali Bongo Ondimba en 2016. Comme pour Bruno Ben Moubamba, le peuple criait hier « hourra ! » dans les quartiers populaires de Libreville et à l’intérieur du pays. Pour les populations la destitution de Pierre-Claver MM n’est que «le juste salaire de ses trahisons politiques contre le peuple, depuis les Accords de Paris ».

Mais tout le monde le sait, Pierre-Claver Manganga Moussavou à ce côté «un peu fou, un peu téméraire ». S’est-il assagi depuis 2016 au point de rester tranquille, on le saura dans les prochaines heures. Son communiqué de presse au sujet du Kévazingo a été perçu comme une rupture du serment du silence. Va-t-il encore le faire face à la presse dans les heures à venir ?

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