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SCANDALE DU KEVAZINGO. L’avocat des Chinois à l’offensive : des dossiers vides, des procédures nulles

GANAL – Libreville, CHRISTIAN KESTER LUKHA. Le conseil de la société 3C Transit est sorti de sa réserve. Mieux, il est passé ce 20 mai 2019 à l’offensive dans le scandale de la disparition des 353 conteneurs de Kévazingo. Me Tony Serge Minko Mi Ndong a soulevé, ce qui selon lui, sonnent comme des incohérences qui pourraient réduire en poussière l’enquête. Pour comprendre pourquoi, Tony Minko Mi Ndong rappelle les faits.

En effet, dans le cadre de l’opération Praesidio, mission commanditée par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), afin de lutter contre trafic illégal d’espèces sauvages de la faune et de la flore, les Douanes gabonaises et d’autres administrations concernées, notamment les Eaux et Forêts, vont conduire une mission de contrôle du 4 février au 4 mars 2019. Lors dudit contrôle, « il semblerait que les conteneurs de la société 3C Transit et Associés, contenaient du Kévazingo. D’où l’interpellation et l’inculpation de Mme WU Sihan, simple employée », pour les délits prévus par les articles 406-C et 405 du Code des Douanes Cémac et 279 du Code forestier, a déclaré Me Tony Serge Minko Mi Ndong.

Citant l’article 264 du Code forestier, le Conseil de la société 3C Transit & Associés estime que « les infractions en matière de procédures pénales spéciales. Ainsi, pour ce qui est des infractions en matière de forêts, eaux, faune et chasse sont constatées sur procès-verbal établi sous peine de nullité, selon les modalités définies par voie réglementaire ». De même,  les dispositions de l’article 308 du Code des Douanes, « les résultats des contrôles opérés dans les conditions à l’article 76 ci-dessus et d’une manière générale, ceux des enquêtes et interrogatoires effectués par les agents de douanes sont consignés dans les procès-verbaux de constat ». Pour le conseil juridique, il n’y pas dans les dossiers, la moindre trace des PV ni de la Douane pour attester de la contrebande douanière, ni des Eaux forêts pour ce qui est du Kévazingo et de ses volumes.

Une fois encore, l’avocat de 3C Transit estime que la procédure est nulle car « la mise sous-main de justice de 353 conteneurs qui n’est d’ailleurs pas matérialisé par un acte juridique, n’aura pas assuré la sécurisation de ces biens litigieux ». Entendez, les conteneurs. Or le seul interlocuteur du Procureur de la République et du Juge d’instruction, en cas de détournement de biens saisis, est « le gardien désigné dans l’acte de saisie ».  Il semble qu’aucun gardien n’avait été désigné.

S’exprimant sur le cas de Wu Jufeng accusé par le Procureur de la République d’être « le cerveau du réseau », Minko Mi Ndong estime que le Chinois « n’est nullement le représentant de la société 3C Transit & Associés ». Autrement dit, le Procureur aurait trop vite parlé. C’est une violation de la présomption d’innocence que de désigner Wu Jufeng comme « cerveau du réseau », commente-t-il. La déclaration du Procureur est attendue dans les prochaines heures, prochains jours.

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