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ALGÉRIE. Malade et pressé par la rue, le président Bouteflika jette l’éponge

GANAL – Libreville, Par TANGUY OTOUNGA. Un cercle familial étroit s’est substitué à un Abdelaziz Bouteflika incapable d’exercer ses fonctions. Il a voulu imposer son propre calendrier de la transition démocratique. Tout a basculé hier, 11 mars 2019.

Malade, le président algérien foulait se maintenir au pouvoir. La rue l’a contraint à jeter l’éponge. Il n’y aura pas de 5e mandat à briguer pour la président Abdelaziz BOUTEFLIKA. Physiquement très diminué, sur une chaise roulante à l’hôpital, Bouteflika foulait se représenter pour un 5e mandat. La Colère du peuple algérien n’a fait qu’un tour. 

Selon notre consœur « la Tribune de Genève », le président Bouteflika (82 an) est « sous menace vitale permanente ». Les problèmes respiratoires et neurologiques seraient tels qu’un retour du chef de l’état algérien dans son pays est hautement improbable. L’état de santé du président sortant s’est dégradé de manière perceptible : « d’un état de fragilité, mais permettant une vie à peu près normale, il s’est transformé en patient dont l’état est très précaire et nécessite des soins constants ».

Même un site comme Algérie Part, connu pour sa proximité avec la présidence, annonce au terme d’un très long papier sur la santé du Président « un très probable recours à l’article 102 de la constitution dans les tous prochains jours ». Lequel prévoit la possibilité de mettre fin au mandat du chef de l’état pour des raisons médicales.

D’après des témoignages concordants, soigné au départ dans une clinique VIP, il était transporté, la semaine dernière, au huitième étage des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), seul établissement équipé pour prendre en charge les très grands malades.

Le frère d’Abdelaziz, Nacer Bouteflika, un simple haut fonctionnaire du ministère du Travail mais le véritable chef de famille dont le rôle désormais est central, se tient auprès de lui en permanence.

La grogne de la rue

Face à cet état de santé très dégradée, la rue n’a pas tardé à se mettre en grogne à l’annonce d’une nouvelle candidature de Bouteflika, rendue publique par une lettre où l’intéressé s’engageait à abréger son futur mandat.

La posture publique du chef d’état major et maitre des horloges sécuritaires, Gaïd Salah, qui a toujours affirmé sa double loyauté à l’égard du Président et du peuple à la fois, a provoqué, ces derniers jours, une contestation grandissante sur les réseaux sociaux, mais aussi dans son entourage proche. Les manifestants qui s’en sont pris au « système » en général et aux frères Bouteflika en particulier.

Fait marquant pendant l’encadrement de ces manifestations, le chef d’état major a fait savoir que « la légitimité appartient au peuple et la sécurité à l’armée ». Finalement hier 11 mars 2019, Bouteflika a renoncer à briquer un nouveau mandat présidentiel.

(Source Mondafrique )

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