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Magouilles ou ratés autour de l’instruction de l’accident mortel de Saleh EBECK ?

GANAL – Enquête, Par Donald BECKELBUTH. A Makokou comme à Mékambo, c’est une épaisse couche de fumée et un lot de questions qui enveloppent l’enquête, et l’instruction du procès d’Alex ASSEKO ESSONO, enseignant du primaire en détention préventive à la Prison de Makokou, pour avoir fauché mortellement à Mékambo, le 9 octobre 2018,  Saleh Raymond EBECK (sourire sur Notre photo), commerçant et candidat indépendant aux dernières législatives 2018.

Ce jour du 9 octobre là, vers 16 heures, au quartier Toulon, Saleh EBECK à moto roulait sur la droite, quand le véhicule rouge de type Toyota Corolla qui venait en face quitte subitement son côté pour le percuter violemment. La victime s’envole dans les airs et se réceptionne sur les pavés par la tête. Le choc de la collusion a raison de ses organes internes. Crâne ouvert, il succombera de ses blessures vers 2 heures matin à Makokou, où il venait une heure auparavant  d’être admis aux urgences.

Le procès qui s’est tenu le 28 février 2019, au Tribunal de Première Instance de Makokou, laisse plutôt les parents et amis songeurs sur la nature de l’instruction du dossier, la qualification de l’accident par les enquêteurs, et la volonté du Tribunal d’aller au bout de la vérité sur cette affaire où il y a eu quand même mort  d’hommes. De plus, cela a été un procès sans la présence de la partie adverse, c’est-à-dire les parents de la victime qui résident eux, à Mékambo et Libreville.

Lesquels parents n’ont reçu l’appel à comparaitre du Procureur de la République près du Tribunal de Première Instance de Makokou, Mme KAMA, que le mercredi 27 février 2019 vers midi. Impossible d’être physiquement à Makokou à l’heure du procès, car les véhicules de transport partant de Libreville arrivent tard dans la soirée à Makokou, et ceux qui partent de Mékambo 14 heures-15 heures.

Là où la communauté locale de Makokou est sous le choc, c’est quand cette affaire mis en délibéré pour jeudi prochain, le ministère public aurait qualifié cet accident mortel, ayant ôté la vie d’un chef de famille « d’homicide involontaire ».   C’est dire qu’Alex ASSEKO ESSONO ne devrait écoper que d’une « peine symbolique de six mois d’emprisonnement ferme, avec 50 000 francs d’amande », s’offusque un juriste, au fait des procès relatifs aux accidents mortels de voiture. « C’est souvent la peine infligée à une personne ayant son permis de conduire et son assurance en règle et qui a tué quelqu’un ».

Sur ces faits, les parents de Saleh EBECK aujourd’hui se posent les questions sur la vraie dessein des Gendarmes de Mékambo, en charge de l’enquête. Ils n’ont jamais montré aux parents de la victime le procès-verbal de l’accident tel qu’ils l’ont envoyé au Tribunal. « Nous avions besoin de ce procès-verbal pour engager les procédures d’assurance, la Gendarmerie de Mékambo s’est toujours refusée à nous donner le PV », a indiqué une source.

Si le Tribunal a qualifié ce ‘’tuerie » « d’homicide involontaire », c’est que Alex ASSEKO ESSONO était sensé disposer d’un permis de conduire, d’une carte grise de son véhicule, d’une visite technique et d’une police d’assurance. Or, la Gendarmerie se réfugie derrière l’argument que « le véhicule d’Alex, brulé dans le camp de gendarmerie par une escouade de jeunes mécontents de l’accident, dès qu’ils ont appris la mort de Saleh EBECK à Makokou ». Les Gendarmes de Mékambo jureraient, deux doigts au Ciel, « que le véhicule incendié contenait dans la boîte à gants, tous les documents afférents à la circulation ». Ce qui est faux rétorque la famille et pour deux raisons.

La Gendarmerie de Mékambo a-t-elle bâclé l’enquête pour faciliter la libération six mois après d’Asseko Essono ? C’est la question qui taraude les esprits à Mékambo où les rapports entre Gendarmes entre populations sont teintés de soupçons. En effet, lors de l’enquête préliminaire constitutive du PV d’accident, les éléments constitutifs clés de l’accident devraient être recueillis sur le lieu du crime. Et non, plusieurs jours après, alors que l’engin à l’origine du crime ait été déplacé. Qu’avaient-ils à laisser des documents aussi importants dans le véhicule ?

Des faits troublants dans l’enquête des Gendarmes

Fait troublant, « les Gendarmes de Mékambo en charge de l’enquête semblent s’être contentés des faux documents pour enrichir le dossier à l’exemple du permis de conduire », soupçonne-t-on. M. Asseko Essono vivant, d’aucuns estiment que les enquêteurs de Mékambo auraient dû lui poser la question de savoir dans quelles compagnies avait-il assuré son véhicule, fait la visite technique, etc. afin de délivrer des duplicatas et soutenir l’allégation des documents brûlés.

Chose étrange, les parents qui ont mené une petite enquête dans une administration où on ne peut antidater les documents,  sont tombés sur des révélations troublantes. C’est plutôt un certain Asseko Essono Judicaël, né le 10 septembre 1963 qui dispose d’un permis de conduire dans le fichier de l’administration des Transports Terrestres. Par contre, Alex Asseko Essono, auteur de l’accident, né le 10 septembre 1983 ne dispose d’aucun souche de permis de conduire et son identité ne figure nul part dans le registre de la Direction générale des Transports Terrestres (DGTT) qui délivre les permis de conduire. « Son dossier est vide », estime un parent au défunt saleh Raymond EBECK.  « Conduire sans documents sont des infractions qui demandent qu’on requalifie cet accident mortel. Et la loi prévoit une peine d’emprisonnement allant de 5 ans minimum à 10 ans maximum», a-t-il.

Cet affaire promet donc des rebondissements et pourrait laisser apparaitre des failles, voulues ou pas, le long du processus d’enquête, de recherche de la vérité et d’application juste de la loi. Déjà, lors de l’audition au Tribunal de Makokou des jeunes qui avaient incendié,  au camp de Gendarmerie de Mékambo, la voiture à l’origine de l’accident meurtrier, Alex Asseko Essono ne s’était pas reconnu dans les propos que lui avaient attribué les agents de Forces de l’ordre et consignés dans le PV qui accusait les pyromanes. « Je n’ai pas porté plainte pour incendie du véhicule, je n’en veux pas au jeune qui ont incendié l’automobile. Un véhicule peut se remplacer, l’être humain que j’ai ôté la vie», avait expliqué Alex Asseko Essono à la barre.

D’où venaient alors les propos visant à condamner à des peines fortes les pyromanes certes coupables ? La procédure d’enquête a-t-elle aussi subi les affres de  » la gomme  » ? A Mékambo on se pose la question avec insistance. Affaire à suivre !

 

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