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Convalescence d’Ali BONGO. Zacharie MYBOTO : C’est bon, la Cour doit déjà annoncer la vacance du pouvoir

GANAL – LIBREVILLE, PAR CYPRIEN BOKHANI. Agissant cette fois cette fois en qualité de simple citoyen gabonais, Zacharie MYBOTO vient de faire, ce 23 février 2019, à sa résidence de la Sablière une déclaration. Devant un parterre de journalistes (médias locaux et internationaux), il a demandé à la Cour Constitutionnelle d’annoncer  » la Vacance de pourvoir ». Coup médiatique de plus, une déclaration suivie des actions?

Toujours est-il que, pour lui, le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA ne peut plus assumer les charges présidentielles. Aussi appelle-t-il la Cour Constitutionnelle à ne pas laisser la République se désagréger sous l’autel des appétits d’un petit groupe.


Voici l’intégralité de sa Déclaration :

Gabonaises et Gabonais,

Chers Compatriotes,

Je suis Zacharie Myboto. J’ai appartenu au système Bongo-PDG comme bien d’autres Compatriotes ; et comme bien d’autres, je m’y suis opposé, mais du vivant d’Omar Bongo. En ce temps-là, comme dans toute œuvre humaine, le Gabon a connu, il faut le dire, au niveau national et dans le contexte africain, des hauts et bien sûr aussi des bas, mais en veillant toujours à préserver, chaque fois, l’essentiel, à savoir, l’Unité nationale, la Paix et le Vivre ensemble. Ce n’est plus du tout le cas de nos jours, surtout ces derniers temps.

Oui, nous le savons tous, le Gabon traverse une crise profonde, une crise multiforme, depuis les coups d’état électoraux de 2009 et 2016. Celle-ci est aujourd’hui aggravée par la situation dramatique née le 24 octobre 2018, relativement à l’état de santé du chef de l’État, Monsieur Ali Bongo Ondimba. Cette situation qui met notre pays dans une véritable Nébuleuse, heurte foncièrement la conscience du Citoyen et Acteur politique, doublé de la primogéniture, que je suis, comme elle inquiète bon nombre de Compatriotes qui ont besoin d’être rassurés.

Cette Nébuleuse est aujourd’hui la préoccupation majeure des Gabonaises et Gabonais qui veulent savoir, embarrassés, qui dirige leur pays, notre pays, privé de l’action et de la présence du président de la République depuis près de quatre mois. Cet embarras est très fondé, et cette question a tout son sens. Pour y répondre, il convient naturellement de recourir à l’article 8 de la Constitution, qui traite du président de la République. Je souligne au passage, pour mémoire, que je combats cette Constitution depuis sa révision de 2003, parce qu’elle est depuis lors, taillée sur mesure ; mais elle reste, néanmoins, la Constitution de la République Gabonaise.

Cet article 8 dispose que : « Le président de la République est le chef de l’État. Il veille au respect de la Constitution ; il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des Pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des Accords et des Traités. Il détermine la politique de la nation. Le président de la République est le détenteur suprême du Pouvoir exécutif. »

Chers Compatriotes,

Vous voyez bien que c’est clair. Seul le président de la République, et lui seul, dirige le Gabon.

Dans la Constitution révisée au mois de janvier 2018, il était au moins prévu, à cet article 8, que le président de la République définissait la politique de la nation en concertation avec le gouvernement, et qu’il était le détenteur suprême du Pouvoir exécutif qu’il partageait avec le premier ministre. Toutes ces dispositions relatives au partage du Pouvoir exécutif ayant été supprimées lors de cette révision du mois de janvier 2018, le Pouvoir absolu échoit depuis lors, au seul président de la République, et à personne d’autre.

En conséquence, contrairement à ce qui est évoqué ou écrit ici et là, ni le vice-président de la République, ni le premier ministre, ni le Président de la Cour Constitutionnelle, ni le directeur de Cabinet du président de la République, ni le directeur des Renseignements généraux à la présidence de la République, ni tel ou tel autre haut conseiller du président de la République, ni son épouse, ni sa famille, les uns et les autres soutenus par le Maroc et la France, n’ont le droit, et aucunement le droit, de se substituer au président de la République. Tout ce qui est fait dans ce sens et dans cet esprit, à ce jour, relève de calculs et arrangements de tous ordres, et est anticonstitutionnel. D’où la confusion qui règne au sommet de l’État.

A propos du Maroc et de la France, fréquemment cités dans ce dossier, il s’agit de deux pays avec lesquels le Gabon coopère depuis de longues dates. Pour nous, cette coopération doit essentiellement s’asseoir sur le Respect réciproque et strict des Peuples de ces pays, ainsi que de l’Intérêt supérieur de chaque pays car, les Hommes passent, les États eux, demeurent. Sortir de cette vérité incontournable, c’est faire fausse route. Le Gabon tient, pour sa part, à une coopération dénuée de tout nuage inutile avec ces deux pays. Nous attendons qu’il en soit absolument de même pour le Maroc et la France vis-à-vis du Gabon

Le président de la République étant la première Institution de la République, la clé de voûte de toutes les autres Institutions constitutionnelles, son absence prolongée à la tête de l’État, dérègle et bloque le fonctionnement régulier des Pouvoirs publics, et partant, la continuité de l’État. Le constat à ce sujet est manifeste, avec le manque de réunions du Conseil des ministres, Instance de Décisions du Pouvoir exécutif, sous l’autorité du président de la République, et bien d’autres activités de celui-ci, comme par exemple, la tenue de l’audience solennelle de rentrée de la Cour Constitutionnelle, prévue le troisième jeudi du mois de janvier de chaque année, et non tenue à date, à cette période.

Chers Compatriotes,

Dans ces conditions, la République peut-elle s’accommoder de cet état de faits voulu et imposé par les tenants du Pouvoir ? La réponse à cette question est bien sûr, NON Car, la solution à ce cas de figure existe, parce que prévue à l’article 13 de la Constitution.

Vous voudriez bien me permettre de rappeler, in extenso, les dispositions de cet article 13 de la Constitution :

« En cas de vacance de la présidence la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif de son titulaire constatée par la Cour Constitutionnelle, saisie par le Gouvernement statuant à la majorité absolue de ses membres, ou à défaut, par les bureaux des deux Chambres du Parlement statuant ensemble à la majorité de leurs membres, le président du Sénat exerce provisoirement les fonctions du président de la République, ou en cas d’empêchement de celui-ci, dûment constaté par la Cour Constitutionnelle saisie dans les mêmes conditions, le premier vice-président du Sénat.

L’autorité qui assure l’intérim du président de la République est investie, à titre temporaire, de la plénitude des fonctions du président de la République, à l’exception de celles prévues aux articles 18, 19 et 109, alinéa premier. Elle ne peut se porter candidate à l’élection présidentielle. Avant son entrée en fonction, l’autorité concernée prête serment dans les conditions prévues à l’article 12 […].

En cas de vacance ou lorsque l’empêchement est déclaré définitif par la Cour Constitutionnelle, le scrutin pour l’élection du nouveau président a lieu, sauf cas de force majeure constatée par la Cour Constitutionnelle, 30 jours au moins et 60 jours au plus, après l’ouverture de la vacance ou de la déclaration du caractère définitif de l’empêchement. »

Chers Compatriotes,

Comme on le voit, les dispositions de cet article 13 sont sans équivoque. Elles ne donnent lieu, normalement, à aucune interprétation.

Il ne faut pas, en effet, confondre, ou faire semblant de confondre, la Vacance de la présidence la République pour quelque cause que ce soit, limitée dans le temps de l’indisponibilité du titulaire, et l’Empêchement définitif du titulaire, qui ouvre la voie à son remplacement.

Ces dispositions permettent, au contraire, une fois la vacance déclarée, de donner à l’intérimaire, c’est-à-dire le président du Sénat, la plénitude, à quelque chose près, des fonctions du président de la République, et d’éviter tout blocage dans le fonctionnement régulier des Pouvoirs publics, ainsi que de la continuité de l’État. Ce n’est malheureusement pas le cas en ce moment.

La situation de blocage actuelle est tout simplement la conséquence du refus des autorités compétentes du Pouvoir en place, d’appliquer les dispositions de l’article 13. Cet état d’esprit a pris naissance dès les premières déclarations publiques sur l’état de santé de Monsieur Ali Bongo Ondimba, le 27 octobre 2018. Des déclarations, il faut le rappeler, malheureusement inconsistantes, contradictoires, voire mensongères, allant jusqu’à alléguer que le chef de l’État se portait très bien. Une ignominie ! tout être humain pouvant tomber malade et se rétablir. Ce qui est souhaitable. A quoi sert-il donc d’entourer l’état de santé d’un être humain, fût-il président de la République, de mystères et de mensonges d’État ?

Souvenez-vous, Chers Compatriotes, qu’à cause du manque de sérieux et de solidité de ces déclarations, plusieurs voies, dont celles des Sages du PDG, des Dignitaires de la République, du Rassemblement « Héritage et Modernité », de l’Union Nationale et de la Société civile, avaient appelé avec insistance le Gouvernement à gérer de manière responsable, avec franchise et courage, ce dossier. C’est, il faut le noter, le contraire qui se fait depuis lors, jusqu’à ce jour.

Les occasions de sortie en public du chef de l’État, notamment lors de son Message à la nation le 31 décembre 2018, et de la prestation de serment des membres du Gouvernement, le 15 janvier 2019, non suivie de la réunion du Conseil des ministres programmée, ont prouvé et confirmé, du reste avec stupéfaction, exactement le contraire des déclarations antérieures, faites à ce sujet par plusieurs personnalités du Pouvoir. D’ailleurs le silence gardé aux courriers adressés le 21 décembre 2018 (conformément aux dispositions de l’article 94b, dernier alinéa, de la Loi organique 9/2011, du 25 septembre 2011 sur la Cour Constitutionnelle), au premier ministre, chef du Gouvernement et au président de la Cour Constitutionnelle, avec copie au président du Sénat, par les présidents des partis politiques Les Démocrates, le Rassemblement « Héritage et Modernité et L’Union Nationale, en dit long.

Dans le même esprit, la sortie du chef de l’État du 12 de ce mois de février, à l’occasion de la prestation de serment du nouveau ministre de la Défense nationale, qui a vu le déplacement de la Cour Constitutionnelle à Rabat (au Maroc), ne rassure nullement, quant au prolongement de l’absence du Gabon du président de la République, et partant, quant au rétablissement du fonctionnement régulier des Pouvoirs publics et de la continuité de l’État.

Chers Compatriotes,

Après ces constat publics évidents des difficultés avérées pour Monsieur Ali Bongo Ondimba, de continuer, comme le lui exige le serment qu’il a prêté, conformément à l’article 12 de la Constitution « de consacrer toutes ses forces au bien du peuple gabonais, en vue d’assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage ; de respecter et de défendre la Constitution et l’État de droit … », il devient urgent pour les autorités compétentes, à savoir le Gouvernement, le Parlement et la Cour Constitutionnelle, de déclarer, conformément à l’article 13 évoqué ci-dessus, la vacance de la présidence République pour quelque cause que ce soit,

Après aussi, cet appel responsable et patriotique de déblocage de la Nébuleuse, par le respect de la Constitution, arrêtons-nous un moment, et visitons ou revisitons le passé de notre cher pays le Gabon.

S’il a 59 ans cette année en tant qu’État indépendant, le Gabon est millénaire, quant à son existence. Que je sache, et que tous, nous sachions, le Gabon n’a jamais connu de guerre civile, de conflit entre Ethnies, Départements ou Régions hier, aujourd’hui Provinces. Les Pères de l’Indépendance, dont le président Léon Mba lui-même, ont admirablement œuvré dans cet esprit.

S’agissant du président Léon Mba, il a légué au Peuple gabonais un héritage éternel dans son invitation contenue  dans son expression « Gabon d’abord ». « Gabon d’abord » est à comprendre comme : un Gabon au-dessus de soi, un Gabon au-dessus de tout, pour chaque Gabonaise et chaque Gabonais dont l’intérêt personnel est à l’intérieur de l’intérêt général du Peuple gabonais. Il faut toujours s’y référer.

Le président Albert Bernard Bongo, puis Omar Bongo, venu après eux (en parlant des Pères de l’Indépendance), a quant à lui, déclaré publiquement, au déclin de sa vie au mois de janvier 2009 :

« Nous croyons en Dieu ; mais Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon, ce que nous sommes en train de faire. Il nous observe ; il dit amusez-vous ; mais le jour où il voudra aussi nous sanctionner, il le fera. Que Dieu protège le Gabon. » Cette déclaration, à valeur à la fois de Confession, de Repentance et de Prophétie, est son Testament au peuple gabonais et singulièrement, à ses disciples au Pouvoir.

Quelle sévère mise en garde testamentaire, tant contre toute autre dérive politique et politicienne, que surtout, contre tout instinct de possession et de conservation du pouvoir, source de nos jours, de la peur, de la haine, du rejet de l’autre, de la division, des assassinats, des crimes rituels, des arrestations et emprisonnements arbitraires, de la méchanceté, de l’intolérance, de la violence, de la dictature, de l’injustice et de l’insécurité, qui détruisent hélas, gravement la paix sociale et partant, notre vivre ensemble dans ce beau pays, réputé hier, un havre de paix !

Quel dommage ! Quel dommage ! Et quel dommage ! Ressaisissons-nous, Chers Compatriotes, par la Culture de l’Amour de notre Patrie et par notre Volonté de Préservation de la Paix !

Ne nous leurrons pas davantage ! En Démocratie, le Pouvoir appartient toujours au Peuple souverain. Il ne peut donc appartenir à une Province, à un Département, à une Ethnie.

De 1960 à 1967, sous le président Léon Mba, le Pouvoir n’était pas la propriété de l’Estuaire. La succession de Léon Mba par Albert Bernard Bongo en a été la parfaite illustration. Et le Gabon avait réussi avec bonheur, ce changement au sommet de l’État.

De 1967 à nos jours, sous les présidents Omar Bongo Ondimba et Ali Bongo Ondimba, le pouvoir ne saurait être la propriété du Haut-Ogooué.

Ce sujet, a priori tabou, nous le savons, est cependant l’objet d’articles dans la presse nationale et internationale, et de débats ici et là. Il pollue le climat du pays aux plans politique et social. Il faut l’aborder avec courage et discernement.

Pour ce qui me concerne, je confirme ce que j’ai dit plus haut, à savoir qu’en Démocratie, le Pouvoir appartient au Peuple souverain, qui le délègue, par des Élections Libres, Justes, Transparentes et Crédibles. Il ne saurait donc être la propriété d’une province à cause de la présence à la tête du pays, quelle qu’en soit la durée, d’un fils ou d’une fille originaire de cette province.

En conséquence, pour moi, le Pouvoir n’appartient pas à la province du Haut-Ogooué, dont je suis aussi originaire, et dont certains autres de ses fils ont payé, eux aussi, un lourd tribut de ce système sur le plan politique.

D’ailleurs, en dépit de sa position supposée privilégiée pendant plus de 51 ans, la province du Haut-Ogooué, minière de surcroît, n’a rien de plus éclatant et de plus distinctif, en termes de développement, que les huit autres provinces du pays. On le voit, Le Gabon va au même rythme et est au même niveau partout, sur toute l’étendue de son territoire national. Telle est la Vérité.

Oui, Altogovéennes et Altogovéens, telle est la Vérité, fâcheuse peut-être, mais c’est la Vérité et nous devons en prendre parfaitement conscience et coller à la réalité. Ceci est évidemment aussi valable pour nos Compatriotes des autres provinces qui pensent, ou croient, souvent le contraire.

À propos de l’instinct de possession et de conservation du Pouvoir, il n’existe pas seulement dans le Haut-Ogooué. Il est le propre du système Bongo-PDG dans toutes les provinces, et même, au-delà des frontières nationales du Gabon. Il habite et est entretenu par tous ceux et celles qui s’évertuent, par tous les moyens, à maintenir et à perpétuer, à leurs fins égocentriques, ce système nocif pour le Gabon.

Je souligne d’ailleurs que ceux et celles qui, au Gabon, entretiennent l’instinct de possession et de conservation du pouvoir en recourant aux origines provinciales, départementales, ethniques et tribales des uns et des autres, mènent en réalité, un combat d’arrière-garde, au regard de l’évolution actuelle de la population gabonaise, particulièrement jeune et ouverte, dans sa vie matrimoniale, aux mariages interethniques, interprovinciaux, interlinguaux.

Dans ces conditions, où situe-t-on les enfants nés de ces mariages ? Telle est la question qu’il ne faut jamais oublier de se poser en toute responsabilité et à propos.

De grâce, arrêtons avec ces égoïsmes et appétits gargantuesques que je condamne avec force, parce qu’ils sont contraires aux objectifs d’Unité nationale et de Paix sociale, dont le Gabon a grandement besoin pour rassurer tout le monde.

Chers Compatriotes,

Une fois la Vacance de la présidence de la République déclarée, et l’intérim mis en œuvre, peut-on se contenter seulement de s’en satisfaire et de laisser les choses en l’état ?

Non, le Gabon malade, très malade sur tous les plans, doit être sauvé. C’est un impératif national.

Dans cet esprit, il est important de rappeler, pour une réelle prise de conscience par tous :

Que constitutionnellement, le Gabon est une République Indivisible, Laïque, Démocratique et Sociale ;

–  Que cette République est la Mère-patrie de toutes et tous, du reste Égaux devant la loi ;

– Que l’Unité nationale est l’un de ses piliers fondamentaux, pilier sur lequel reposent, par leurs contenus, l’Hymne national « La Concorde », la Devise nationale « Union-Travail-Justice » et la Devise des Armoiries « Uniti Progrediemur » en latin (ou « Unis nous progresserons » en français).

Ceci revient à dire que tous ceux et celles qui n’en tiennent pas compte, contribuent à tuer le Gabon.

Le Gabon est malade et doit être sauvé, ai-je dit plus haut. Les politiques des deux bords (Majorité et Opposition), la Société civile, les Confessions religieuses (avec entre autres, les Évêques de l’Église catholique), les Dignitaires de la République et bien d’autres Compatriotes, l’ont constaté et dit, chacun à sa manière.

Toujours dans cet esprit, les Gabonaises et Gabonais, dans leur très grande majorité, ne croient presque plus à rien de bon pour eux-mêmes et pour le Gabon. Une fois de plus, une fois encore, le taux d’abstention très élevé aux dernières élections législatives et locales, illustre parfaitement ce désamour vis-à-vis de la Politique gabonaise, instrumentalisée à outrance et de manière scandaleuse.

Des Citoyens qui, dans leur très grande majorité se détournent, se désintéressent de l’élection et n’y croient plus du tout, c’est très grave et périlleux pour le Gabon et son avenir !

Il faut y remédier efficacement et collectivement, tout en condamnant et en rejetant toute forme d’extrémisme. Le Gabon doit se construire sur le roc et non sur du sable mouvant.

La vérité n’a pas de tombe. Notre Mère-patrie le Gabon appelle donc instamment ses enfants, notamment les forces vives de la nation, à son chevet, pour une Concertation nationale véritablement Républicaine, propre à jeter les bases solides de sa guérison, et partant, celle de ses enfants que nous sommes toutes et tous.

Faisons tous preuve de Patriotisme et de Sagesse. Répondons à cet appel avec Spontanéité et Détermination.

Oui, Chers Compatriotes, l’Intérêt supérieur du Gabon le commande.

Oui, la Sagesse, la Vraie Sagesse, Arme préférée de nos Ancêtres, l’impose. Cette Vraie Sagesse, que le prophète Jérémie (Chapitre 9, Versets 22-23) rappelait en ces termes :

« Ainsi parle le Seigneur. Que le sage ne se vante pas de sa sagesse ! Que l’homme fort ne se vante pas de sa force ! Que le riche ne se vante pas de sa richesse ! Si quelqu’un veut se vanter, qu’il se vante d’être assez malin pour me connaître, moi, le Seigneur, qui mets en œuvre la solidarité, le droit et la justice sur la terre ! Oui, c’est cela qui me plaît ». Alors quoi de plus vrai, Chers Compatriotes !

Au nom de cette Sagesse et de ce Patriotisme, que la « Vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit », soit déclarée et mise en œuvre, et que la réponse à l’appel de la Mère-patrie à son chevet soit imminente !

Vive la République Gabonaise Une et Indivisible !

Je vous remercie.


NB.  De Zacharie MYBOTO, il faut retenir qu’il est né le 1er janvier 1938. Il a été secrétaire générale du Parti Démocratique Gabonais (PDG) de 1972 à 1990, tout en étant Secrétaire d’État à la Présidence puis ministre. Il a quitté le navire du PDG en 2001 et pour fonder son parti politique UGDD, avant que ce dernier ne fusionne dans l’Union Nationale. Face à Omar BONGO lors des élections présidentielles de 2005, le pouvoir va l’accréditer d’un score de 6,58 % des voix.

 

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