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Diplomatie : Paris écarquille les yeux sur les premiers loupés de NKOGHE BEKALE

GANAL – PAR CYPRIEN BOKHANI. COMME d’un sale parfum, une mauvaise réputation s’étoffe autour du Premier Ministre gabonais, aussi bien à Libreville dans les milieux diplomatiques français à Paris.  Tout est parti d’un mauvais accueil, le 5 février 2019, au cabinet du Premier Ministre, chef du gouvernement gabonais de l’Ambassadeur de France au Gabon, SE Philippe AUTIE (Notre photo). Ce jour au soir, Julien NKOGHE BEKALE s’est taillé une drôle de réputation au N° 37 Quai d’Orsey, siège du Ministère des Affaires Étrangères de France.

En effet, par méconnaissance des protocoles diplomatiques ou par une non-maitrise de son agenda, le cabinet du Premier ministre d’Ali BONGO ONDIMBA a fait attendre le diplomate français pendant près de 45 minutes, en avant qu’il ne soit reçu. On ne sait trop à quoi Julien NKOGHE BEKALE pour faire poiroter salle d’attente le diplomate français. Cette prouesse de « faire attendre un Blanc » a donné de NKOGHE BEKALE l’image d’un homme qui, à défaut d’ignorer les convenances diplomatiques, ne maitrise pas du tout son agenda.

Pour les réseaux parisiens des relations franco-gabonais, cette bourde aurait pu passer inaperçu si le lendemain, le Premier Ministre ne s’était pas illustré par une autre loupée qui tourne en bourrique la République gabonaise aux yeux des missions diplomatiques et donner l’impression d’un pays où la haute administration devient moins sérieuse. En effet, le 6 février 2019 en signant l’Arrêté portant inscription de vingt (20) officiers du Service de Santé militaire au tableau d’avancement de l’année en cours, NKOGHE BEKALE, juriste de formation et praticien du droit, a laissé passer un document qui « étonne le Quai d’Orsey et passe pour être un acte de manque de loyauté à l’égard du chef de l’Etat ».

Depuis quand un président de la République signe-t-il des arrêtés, pour que lui le Premier Ministre appose sa signature sur un tel document ? Dans certains milieux, on assimile ce geste à une haute trahison. « Comme pour paraphraser la bible, le coq n’a pas chanté pendant deux mois, que le Premier Ministre Julien NKOGHE BEKALE a trahi le chef de l’Etat » ironise un journaliste français habitué des coulisses des relations Franco-gabonais. Pourtant le 15 janvier 2019, n’a-t-il pas prêté serment de « remplir consciencieusement les devoirs de sa charge dans le strict respect de ses obligations de loyauté à l’égard du chef de l’Etat ».

Cette renommée peu flatteuse et railleries sous cape du Quai d’Orsey et des milieux avertis de la diplomatie franco-française viennent s’ajouter à la réputation peu élogieuse qui colle désormais au Premier Ministre gabonais, suite à la publication du Rapport de la Cour des Comptes qui insinue que 20 milliards francs auraient été distraits des comptes publics lors du passage de Julien NKOGHE BEKALE au Ministère du Pétrole.

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