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SOTRADER : vente directe de 34 tonnes de manioc pour baisser les prix qui flambent

GANAL – Libreville, TANGUY OTOUNGA.  VENDREDI 8 janvier 2019, la Société de Transformation Agricole et de Développement Rural – SOTRADER – a vendu directement aux commerçantes de Libreville une cargaison de 34 tonnes de manioc roui, c’est-à-dire 1229 sachets de manioc trempés ; manioc provenant des coopératives des provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué. Cet acte de vente s’est déroulé à l’entrepôt de la SOTRADER sis au quartier « Les Charbonnages ».  Outre cette vente, la SOTRADER prévoit un écoulement de 17 tonnes supplémentaires sur le marché de Libreville et ses environs.

Cette vente s’est effectué au lac bleu aux Charbonnages. Le sac de 40 kg sera vendu au prix concurrentiel de 6.000 FCFA, comparativement au manioc provenant des pays voisins tel que le Congo qui lui est vendu à 9500 FCFA.

Pour le Président Directeur Général de la SOTRADER, Théophile OGANDAGA, il y a une petite innovation a été introduite dans la commercialisation du manioc roui. «  Aujourd’hui nous avons décidé qu’en plus des gros distributeurs, nous devons livrer le manioc aux commerçantes qui sont pour la plupart des compatriotes. Nous pensons qu’il faut mettre l’accent sur les commerçantes Gabonaises sans qu’il n’y ait plus jamais d’intermédiaires. L’événement d’aujourd’hui scelle le début d’une relation de partenariat commercial avec les commerçantes de façon individuelle », a-t-il indiqué.

Le bâton de manioc ‘’dit Obamba de 250 Francs CFA, se vend aujourd’hui entre 350 et 400 francs, voire 500 franc l’unité à Akanda. Ce stock de manioc et cette commercialisation directe aux commerçantes vise, un tant soit peu, à réduire les coûts unitaires du bâton de manioc qui a flambée, voilà bientôt plus d’un mois, faute de matière première, entendez le manioc roui. Depuis longtemps, les tubercules de manioc produit par les coopératives agricoles du programme GRAINE à l’intérieur du pays n’étaient pas vendus, faute de logistique. La SOTRADER a opté ainsi de participer à la commercialisation de ce manioc qui se gaspillait tantôt sous terre.

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