VOUS ETES ICI
ACCUEIL > BUSINESS > AFFAIRES & CONTENTIEUX > Frayeur nationale : 500 fusils de guerre disparus à Gros-Bouquet, la GR enquête

Frayeur nationale : 500 fusils de guerre disparus à Gros-Bouquet, la GR enquête

GANAL – TANGUY OTOUNGA. PAS toujours l’ombre d’une arme ! C’est bredouille que les enquêteurs du Service de renseignements de la Garde Républicaines vont regagner Libreville, ce lundi 11 février 2019, après avoir séjourné depuis mardi dernier à Port-Gentil. Une fois encore, la piste de la capitale économique, comme les premières, s’est avérée infructueuse. L’affaire de la disparition de 500 armes de guerre, au Camp de Gendarmerie de Gros-Bouquet secoue depuis bientôt trois semaines, aussi les Etas majors de la Garde Républicaine (GR), de la Gendarmerie Nationale, que le gouvernement et la haute administration.

Qui a pu bien passer avec 500 armes de guerre – c’est gros comme un éléphant – sans être aperçu, ni laisser de traces ? Dans quelles intentions ces armes ont-elles été soustraites de l’entrepôt pourtant bien gardé des gendarmes ? Dans les États-majors des Forces de l’ordre, notamment à la Garde Républicaine, c’est désormais la veillée d’armes. On remue Ciel et Terre pour retrouver cette marchandise à ne pas mettre entre des mains mal intentionnées.

Pour l’heure, personne n’ose croire que cet acte est une réponse à l’appel du Lieutenant Kelly OBIANG ONDO, adjoint à la compagnie d’honneur de la GR et chef du commando qui a pris d’assaut le groupe de presse d’État (Gabon Première et Radio Gabon) pour demander aux jeunes militaires « de se procurer les armes par tous les moyens ». C’était le 7 janvier 2019. Mais cette hypothèse n’est pas non plus exclue.

L’ombre du Lieutenant Kelly OBIANG ONDO

C’est pourquoi, les inquiétudes ne sont pas retombées depuis la disparition de ces deux importantes cargaisons de pas moins de 500 fusils de guerre bien comptés. D’aucuns prient pour que les auteurs ne soient pas des tentacules du commando dirigé Kelly OBIANG ONDO. D’autres enquêteurs reniflent plutôt vers le haut : des hauts gradés de l’armée et des hauts commis de l’administration du ministère de la Défense Nationale sont dans le collimateur des enquêteurs.

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce vol d’armes est un boulot de pro. En effet, depuis trois semaines, les enquêteurs de la Garde Républicaine parcourent tous les villes du pays, au rythme des informations récoltées auprès des indics, pas toujours fiables. De Kango où un réparateur d’armes a été interpellé et inculpé par la Gendarmerie,  pour officiellement, complicité avec les réseaux de braconniers d’éléphants, à Franceville en passant par Port-Gentil, les enquêteurs de la GR et ceux de la DGR ne voient, pour l’instant que du feu. Aucune crosse de kalachnikov volée n’a été aperçue nulle part. Du vrai art que l’on ne voit qu’au cinéma !  

Le ministre MAPANGOU a vite parlé, sans réfléchir au lendemain

Comme quoi, Kelly OBIANG ONDO, l’un des meilleurs élèves du Prytanée militaire, très serein en garde à vue, n’était aussi idiot que le prétendait le porte-parole du Gouvernement Guy Bertrand MAPANGOU, dans ses déclarations peu mesurées aux médias français. Hasard des calendriers ou concordances des fait, les déclarations du procureur de la République suscite des interrogations.

En effet, des sources indiquent que tous les Gendarmes de garde le 7 janvier 2019 à Gabon Télévision, date de la prise d’antenne par le Commando, ont été aussi déférés le vendredi 8 février 2019, le même jour que le commando du Lieutenant OBIANG ONDO a été déféré à Gros-Bouquet. Pour un enquêteur, le porte-parole du gouvernement à l’époque des faits Guy Bertrand MAPANGOU a vite fait de sous-estimé l’acte posé par les Officiers de la GR. Aujourd’hui, même si les gouvernants donnent l’apparence de sérénité, les cœurs des ministres battent la chamade.

Plusieurs réunions confidentielles ont eu lieu pour appeler les États majors à une coopération diligente sur ce dossier. « Il faut aussi éviter d’attiser les animosités en Forces de défense en ce moment », c’est la recommandation du moment.

La piste du trafic d’armes transfrontalier

Bien que peu probable, certains enquêteurs n’excluent pas la piste d’un vente transfrontalière des armes, à des milices rebelles ou encore à des armées régulières de la sous-région. On sait qu’en service à Bangui, un Gendarme gabonais s’était investi dans le commerce des munitions. Ce dernier  avait été pisté et pris la main dans le sac par les agents de l’ONU.

Articles similaires

Laisser un commentaire

HAUT