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Le ministre Ndoundagoye : traiter les 126 familles squatters d’Owendo en bandits

GANAL – Libreville (Gabon). Par Tanguy OTOUNGA. Ce jeudi 18 janvier 2019, devant les dirigeants de l’Agence de Régulation des Transports ferroviaire (ARTEF) et ceux de la Société d’Exploitation du Transgbonais, le ministre gabonais des Transports Justin Ndoundagaoye a affiché une ferme volonté face aux squatters de la voie ferrée. Il a promis le bâton de la loi.

Le ministre des Transports, Justin Ndoundagoye en convoquant une réunion de crise à laquelle étaient conviés le directeur général de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTEF), celui de la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) et celui d’Olam GSEZ Airport (qui a décliné l’appel du ministre), a voulu « réaffirmer l’autorité de l’Etat ». Vacillait-elle déjà cette autorité ?

Apparemment oui, car Patrick CLAES, patron de la Setrag, a des insomnies. Des squatteurs ont investi le domaine ferroviaire alors qu’il veut entreprendre des travaux d’aménagement. « Nous avions déjà indemnisé les premiers occupants, mais d’autres, ayant eu vent de la chose, sont arrivés et ont même entrepris des travaux sur le site », s’est t-il plaint visiblement à bout de nerf. Une manière de demander au Ministre des Transports d’assumer cette responsabilité qui incombe au pouvoir public.
Pour Justin Ndoundagoye, inutile de tourner autour du pot, il faut faire déguerpir les indélicats. Car « Ces populations sont arrivés après avoir appris qu’on indemnisait les premiers occupants. C’est du banditisme, et il faut traiter le bandit tel que le prévoit la loi », brandit-il. Instruction a donc été donnée à quelques collaborateurs de se rendre sur les lieux et y faire des prises de vue.
Selon le directeur général de la Setrag, 126 familles seraient concernées par la mesure de déguerpissement. Il explique que « deux solutions leur ont été proposées, soit le relogement, soit l’indemnisation ». En fait, il s’agit des populations ayant bâti sur l’emprise ferroviaire à Owendo à qui on a proposé d’être relogés à Ntoum, à plus de 30 kilomètres du lieu où ils ont toujours vécu.
Entre la nécessité d’expansion de la voie ferrée et le souci d’éviter un conflit social, Justin Ndoundagoye devra se montrer bon géomètre pour trouver le juste équilibre.

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