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Transfert du «patron» à Rabat : les arguments qui ont fait basculer la décision en 24 heures

GANAL – Libreville, CYPRIEN BOKHANI. Notre publication (Transfert médical du président Ali : le « patron » n’ira plus de Riyad vers le Maroc) aura eu le mérite de pousser la Présidence, ou du moins, l’un des membres influents de la famille présidentielle, à prendre rapidement une décision définitive. Cet article a forcé à briser le silence qui cadenassait ennuyeusement les informations en rapport avec l’état de santé du Chef de l’Etat gabonais. Finies donc les tractations à retournement sur la destination d’accueil de la convalescence du «Grand Emergent». Même si les inquiétudes et suspicions au sein de l’opinion publique gabonaise ne sont pas pour autant évacuées (cliquez ici pour lire notre article).
C’est la Première Dame Sylvia Bongo Ondimba que les mauvaises langues accusaient, à tort ou à raison, de contrarier le départ de son époux pour le Maroc qui a fini par céder, alors que nos lecteurs aviant déjà pris connaissance de son refus de l’envoyer au Maroc. Elle a pris sur elle la responsabilité d’apporter la bonne nouvelle au peuple, le retour du «patron » sur le continent, même si c’est au Maroc. Dans un post sur sa page Facebook et son compte twitter, elle informe que « ce mercredi 28 novembre, le président de la République, le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, mon époux, quittera l’hôpital du Roi Fayçal de Riyad en Arabie Saoudite », afin, ajoute-t-elle, de «poursuivre sa convalescence, le Président, en concertation avec sa famille proche, a fait le choix d’accepter la proposition d’accueil de son frère, Sa Majesté le Roi du Maroc Mohammed VI ».

Les deux hommes d’Etat gabonais et marocain au début des années 80.

Selon nos informations, dans la nuit de dimanche à lundi, et une dans la première demi-journée de lundi, la diplomatie royale s’est faite plus intense auprès de «la famille présidentielle». Ayant envoyé un émissaire rencontré Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour Constitutionnelle, et des personnalités influentes « du clan politique » du président de la République, Sa Majesté le Roi Mohammed VI – Que D.ieu l’accorde longue vie – a fini par peser de son poids royale « auprès des membres biologiques de la galaxie des Bongo», pour obtenir que son « frère » d’enfance aille vivre sa convalescence à Rabat.
 Les arguments décisifs : Sécurité, confidentialité, paparazzi et intimité du « patron »
D’abord citoyenne marocaine, en partie, la Première Dame ne pouvait continuer à tenir tête à sa Majesté le Roi. De plus d’autres arguments ont pesé sur la balance de la décision. Le fait  sécuritaire et le sentiment d’être choix au Maroc. En effet, « les rapports du puissant service de renseignements marocains, ont indiqué clairement que le Maroc présentait, mieux que Londres où le couple présidentiel dispose d’une résidence dans le quartier huppé de Mayfair, des garanties de sécurités. Qui pouvait garantir que les paparazzis n’allaient pas rendre invivable le séjour londonien du président convalescent ? », s’interroge une source diplomatique. Après un coup d’œil au plafond, il ajoute dans un soupire « Peut-on réellement avoir confiance dans les services secrets britanniques ou d’autres services secrets pour protéger en toute confiance le ‘’Chef’’ ? ».
En effet, il se dit qu’en proie au Brexit, « les autorités londoniennes n’étaient pas chaudes pour ‘’s’encombrer’’ d’une haute personnalité qui nécessitait un dispositif de pointe contre les personnes mal intentionnées et qui pouvaient infiltrer la sécurité autour du chef de l’Etat », indique la même source diplomatique. Autres arguments, le besoin de sécurité dans les échanges téléphoniques et autres (sécurité contre les écoutes téléphoniques), la proximité de Rabat avec le Palais du Bord de Mer de Libreville, le Maroc offre de biens meilleurs assurances… Tout le contraire du pays de James Bond où le M16 ou autres services de renseignements privés se chargent tantôt des missions tordues. «Ces derniers temps, certains grands pays déstabilisent les jeunes nations démocratiques. Quelles garanties ailleurs pour les communications confidentielles de notre pays parce qu’il faudra bien communiquer pendant le temps de convalescence du patron, sur les dossiers urgents du pays. Le Maroc était plus sur qu’ailleurs».
Et il n’y a pas que cela. Héritant d’une amitié de père en fils, les deux hommes d’Etat se sont toujours assistés mutuellement depuis leur enfance jusqu’à dans leurs vies actuelles de chefs d’Etat.

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