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Gouvernement Issoze Ngondet III : Faut-il payer les ministres ce mois ou suspendre leurs salaires ?


 GANAL – Libreville, CYPRIEN BOKHANI. Il plane comme une ère de vacances dans la plupart de cabinets ministériels. Les ministres et leurs délégués n’ont pratiquement pas travaillé ce mois de novembre 2018. Certes, le pays sort des élections législatives et locales, et que dès liquidation du contentieux électoral en cours, le Premier ministre Issoze Ngondet doit rendre sa démission. Est-ce pour autant une raison de se tourner les pouces, de ne rien faire ou presque sous le prétexte que d’aucuns sont sur le point de départ alors que la situation économique du moment invite à un surcroit d’activités de la part du gouvernement ? Est-ce la garantie pour certains de se retrouver au Parlement, même s’ils ne sont pas reconduits, qui milite pour ce laxisme ?
Bien au contraire, la nécessité d’évacuer les affaires courantes, la dégringolade du Gabon au classement Doing Business 2018 et la chute vertigineuse à l’indice Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance, le Plan de Relance Economique sur lequel le FMI recherche quelques bons signes de mise en œuvre… sont autant préoccupations qui devraient astreindre le gouvernement Issoze Ngondet III à plus d’ardeur au travail. Et ce, peu importe le nombre de jours restants à passer au gouvernement.
Surtout que lors de la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement à N’Djamena, les économistes de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale, ceux de la Banque des Etats de l’Afrique centrale avaient tiré sur la sonnette d’alarme pour dire que les économies de la sous-région sont dans une zone de turbulences. Une nouvelle chute des cours du pétrole serait fatale pour les économies exportatrices de pétrole. Et le prix du baril de pétrole est en chute libre. Les solutions à la crise qui continue de frapper l’économie nationale, avec des risques d’un assombrissement dans davantage de difficultés économiques devraient inciter le gouvernement, bien que sur le point du départ, à s’investir pour la concrétisation des mesures préconisées dans le cadre du Plan de Relance économique et de sortie durable de la crise.
La question qui se pose certains fonctionnaires est alors, faut-il continuer à payer les ministres et leurs délégués du gouvernement Issoze Ngondet cette fin du mois de novembre 2018 ? En effet, des indicateurs tels que le traitement des dossiers, al recherche des financements, la construction d’un cadre économique et d’affaires trainent. Et cela malgré la responsabilité que les membres du gouvernement ont de conduire la bonne marche économique et politique du pays, surtout en l’absence du chef d’Etat interné à l’Hôpital du Roi à Riyad. C’est en ces instants, ils devraient donner, en hommes d’Etat en qui Ali Bongo Ondimba a investi sa confiance, la bonne image d’hommes et de femmes du « Président » à la tâche. Nous espérons le cabinet du président de la République prend note de cette récréation non décrétée, mais effective chez « ces ministres du repos» qui n’attendent que reconduction au gouvernement ou des nominations à d’autres postes juteux.
Quand un fonctionnaire est en contre-performance, son traitement est suspendu. Pourquoi n’en fera-t-on pas autant des ministres et de leurs délégués qui jouent au twetter, facebook et autres dans leurs cabinets, alors que les dossiers variés de l’Etat s’empilent dans les commodes de rangement ou sur leurs bureaux, quand bien même la marche du bateau Gabon commande que les matelots qu’ils sont tiennent fermement le gouvernail des initiatives de développement et de bien-être collectif gage, en partie, de la pérennité de leurs postes ?

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