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Mékambo. Le PDG accusé de semer fraude et les germes des violences electorales


GANAL- 2 juillet 2018 – Correspondant Cyprien BHOKANILes commentaires sont sur toutes les lèvres dans la province ogivine. Ce qui s’est passé à Mékambo, dans le département de la Zadié, pendant les inscriptions et la révision de la liste électorale effectuées montrent que le PDG sèment encore les germes de ce qui pourrait déboucher sur une explosion de violence, pendant et après les législatives 2018.
C’est à croire que les événements de la présidentielle de 2016 semblent n’avoir pas dissuadé les hiérarques et militants de haut rang du Parti Démocratique Gabonais. Depuis la révision des listes électorales dans le département de la Zadié, la grogne enfle, dans les rangs du PDG d’abord et auprès de certains militants de l’opposition locale. La récente décente effectuée sur le terrain par Richard Ekazama, ressortissant du 2e siège électorale de Mékambo, semble n’avoir pas tempéré les ardeurs. Si cette situation n’est pas propre à Mékambo, d’aucuns affirment que « c’est une pratique ignoble qui ne saurait être toléré ». Plutôt que de conquérir le terrain et les militants, les pédégistes se seraient ingénier à poser les jalons d’une fraude électorale.
En effet, à Mékambo, des nombreux bus de marque coaster auraient transporté des personnes de Batouala, de Makokou et de Libreville pour des inscriptions, aussi bien au 2e siège de la Zadié qu’à Bordeaux à Makokou. A Mékambo, le ras-le bol est perceptible, et des nombreux militants avertissent le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba que les inscriptions et révision de la liste électorale effectuées à Mékambo  par ceux à qui il a confié les responsabilités au sein de l’appareil de l’Etat portent les germes d’une violence latente.
En effet, une personnalité politique du coin devant représenter le PDG dans le 2e siège du département de la Zadié a convoyé massivement des populations venues de Batouala et d’ailleurs, pour des inscriptions au quartier Vie-chère, au village Mbeza et dans bien d’autres bureaux de vote du 2e siège. Avec le concours intéressé des militants PDG du 3e siège (canton Djouah). « Les visages que ces gens ont amené pour les enrôlements sur les listes électorales montrent clairement que l’esprit de certains membres du gouvernement est à la fraude. On va voir comment ils vont voter ici. De quel droit ont-ils le toupet de venir influencer le choix des électeurs ici», s’énervent un ancien militant CLR. « On nous a remis entre 5, 10, 15 et 20 mille francs pour des inscriptions à Mbeza (village au PK 14) et à Makokou », confesse un jeune qui dit avoir encaissé ses 20 mille francs CFA.
Autant le dire, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, comme dans certaines localités du Gabon, le transport des électeurs qui ne sont ni des ressortissants d’une localité, et n’ont ni intérêts économique, encore moins de domicile, portent déjà les germes des nouvelles contestions politiques la violence qui pourraient exploser au grand jour, au moment du vote ou de la proclamation des résultats. « Cette fois-ci des foyers des tensions pourraient naitre de partout, dans les provinces, les départements, les cantons. Certes, l’armée va mater et réprimer dans le sang. Mais cela va faire bouillir le pays, donner encore une mauvaise image du Président de la République », s’indigne un partisan du Rassemblement Héritage et Modernité qui espère des élections législatives sans bruits à l’échelle national.
Pour les militants pédégistes et des militants issus de l’opposition dans le Canton Loué à Mékambo et  au quartier Paris-Bouyon qui compose le 2e siège dans la Zadié, cette pratique « est une provocation de trop ». Pour les mauvaises langues, le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet dans sa volonté d’imposer ses pions politiques serait à la manœuvre. Lui, ajoute-t-on, qui n’a jamais voulu promouvoir les vrais ressortissants du 2e siège : « C’est une humiliation de plus faite au Dr Richard Ekazama, originaire du village Ekata (PK62) par ailleurs actuel directeur du Centre d’Etudes politiques du PDG », commente un militant de base proche du philosophe plutôt serviable homme politique.
Qu’un ressortissant de Mékambo vivant à Libreville aille se faire inscrire dans cette circonscription électorale ne cause pas problème. Ou qu’un tout autre Gabonais ayant élu domicile à la vie-chère ou ayant des intérêts économiques ou sociaux s’inscrivent dans cette localité est normale. Mais que des groupes d’individus, « des marchands de voix électorales », viennent massivement fausser le résultat du choix des populations, posent un problème pour notre démocratie, estime-t-on dans les Akébé où vit une partie des ressortissants de la Zadié.
Ce qu’on qualifie à Mékambo de fraude électorale en préparation promet donc des étincelles. D’aucuns ne manquent de mentionner en cela les coups de feu tirés entre les partisans de Bernabé Ndaki et de Ndounga. Au sujet de contrer sans violence la fraude, le Rassemblement héritage et Modernité a sa petite idée.

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