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NATIONAL. Ali Bongo reprend en mains les cartes du jeu politique

Cérémonie de Prestation de Serment

GANAL – Libreville, 9 mai 2018. COMMENTAIRE, EPPEBIOW Di LOZZO. Au sortir des élections présidentielles, nombreux étaient ce qui se demandaient comment le président de la République, Ali Bongo Ondimba allait-il faire pour reprendre le contrôle du terrain politique minée les contestations ? Comment allait-il procéder pour amener l’opposition à discuter avec lui.
Peu importe comment les acteurs politiques comme Guy Nzouba Ndama ont perçu la composition du gouvernement Issoze Ngondet III, puis la prestation de serment de loyauté devant le Chef de l’Etat, ainsi que l’exige la Constitution, une chose est sûre le président de la République, Ali Bongo Ondimba, reprend progressivement en mains, la majorité des cartes du jeu politique.
Voulue ou ayant surpris les acteurs politiques, la dissolution de l’Assemblée nationale (par décision la Cour Constitutionnelle N° 022/CC du 30 avril 2018), Assemblée devenue illégale faute d’organisation des élections dans les délais prescrits (avant le 28 avril 2018), aura accéléré le processus de contrôle de l’espace politique gabonais par Ali Bongo Ondimba. L’action corolaire à la dissolution de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire la démission du Premier ministre Issoze Ngondet, par l’effet psychologique de vide des institutions ainsi créée,  a constitué un deuxième acte majeur ayant incité des acteurs politiques l’opposition, à accepter la carte du rapprochement avec le régime. Ne serait-ce que pour envisager la sortie progressive du Gabon de cette guerre froide, entre une opposition dite ‘’dure’’ continuant de claironné un hold-up électoral et le régime en place.
L’entrée au gouvernement de Moukagni Iwangou, président de l’Union & Solidarité, lequel appelait à un dialogue constructif, et, de Michel Menga M’Essone du mouvement Héritage et Modernité, ont permis au chef de l’Etat d’élargir le champ des acteurs politiques voulant s’asseoir autour lui, pour discuter de l’avenir du Gabon, et partant de leurs carrières politiques respectives.
Avant eux, Pierre Claver Manganga Moussavou président du Parti Social Démocrate, et Séraphin Ndaot, président du PDS, et Réné Ndemezo’o Obiang, fondateur du parti Démocratie Nouvelle au sortir de la présidentielle d’aout 2016, avaient opté, peut-être par pragmatisme politique, de donner une suite favorable à la main tendue du chef de l’Etat.
Avec l’entrée de deux gros silures de l’opposition au gouvernement, c’est la base politique favorable à l’opposition qui s’élargit. Avec elle, c’est la reconnaissance du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba qui prend corps. De plus, avec cette prestation de serment, le président de la république réalise un autre objectif : faire accepter par ceux qui la critiquaient hier encore, la nouvelle Constitution de la République.
Certes, il reste quelques personnalités affichant encore un mou « radicalisme » politique. Mais on sait qu’avec l’organisation des législatives, et la participation certaines des nombreuses autres formations politiques, c’est Ali Bongo Ondimba qui triomphe une fois de plus : la participation aux élections législatives signifiant indirectement la ‘’reconnaissance des institutions’’ républicaines et de l’autorité de ceux qui les animent. A commencer par la reconnaissance du président Ali Bongo Ondimba, même si avouons-le, elle se fait pour certains, avec un arrière gout d’amertume.

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