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BAKOUMBA. Après le téléphérique et le parc, la décrépitude continue


GANAL- Libreville, 9 mai 2018. CORRESPONDANT (Haut-Ogooué), SERAPHINE LENKOLO.  C’est une passe difficile que traverse la ville de Bakoumba, chef lieu du département de Lekoko dans la province du Haut-Ogooué. Jadis ville prospère et bouillonnante d’activités à l’époque du téléphérique qui évacuait le manganèse de Moanda vers le Congo, la ville de Bakoumba est, en l’espace que quelques années, devenue une ville déserte. Les vestiges et reliques des temps prospères sont encore visibles : cités des ouvriers de Comilog, cités des cadres, terrain de basket et tennis à l’abandon, bâtiments administratifs en ruine.
Certes, la compagnie Comilog a tenté de donner à Bakoumba un second souffle économique, en créant le parc de Lekedi et des étangs pour l’élevage des carpes. « Le parc est ainsi devenu pour longtemps  l’activité économique motrice de la ville, en attirant beaucoup de touristes. D’où le surnom de Ville Verte donné à Bakoumba», explique le premier adjoint au maire de la commune de Bakoumba.
Aujourd’hui, la délocalisation de l’opérateur touristique vers l’intérieur du parc, donc hors de la commune, a fini par réduire la ville au silence. Bakoumba est devenue un grand village : des nombreux bâtiments administratifs sont envahis par des hautes herbes, la nature sauvage a repris ses droits sur les espaces verts qui faisaient la fierté de la Commune. Même les activités de service sont inexistantes désormais, à part deux ou trois restaurants ou bar, rien n’égaye la cité.  Et la jeunesse pâtit de cette situation « Pour notre scolarité, nous allons faire des recherches dans les cybercafé à Moanda, située à plus de 75 Km de Bakoumba faute de ces infrastructures ici. Il faut payer 2000 francs, aller et retour », déclare Laetitia élève en classe de 4eme.
Sans budget d’investissement, la mairie ne peut impulser des activités susceptibles de redonner à Bakoumba son lustre. De plus, les initiatives privées se font rares. Comme quoi, Bakoumba, ville verte, devra traverser encore un beau désert, avant de voir poindre, à l’horizon, les jours meilleurs.
Toujours est-il que les populations continuent d’espérer que le filon vert, celui de l’écotourisme et de la vente des poissons frais, apportera un peu de fortune au développement local. Un pari loin d’être gagné.

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